Dangers liés à la l’utilisation de la colle pour la santé

  • Les risques chimiques des colles
    La plupart des colles contiennent des molécules toxiques lors de leur application (par contact cutané ou inhalation), mais aussi lors de la manipulation de contenants mal fermés, ou dans les lieux de stockage, ou d’entrepôt de déchets, en dégagent des vapeurs, des poussières nocives.
    Les actions toxiques des colles sont nombreuses et les atteintes à la santé des colleurs et encolleurs peuvent concerner toutes les fonctions corporelles : dermatites ou sensibilisation allergène cutanée de certaines résines, inhalations de vapeurs toxiques de solvants organiques, brulures avec l’acidité de certaines compositions, caractère cancérogène du formaldéhyde et des amines aromatiques des durcisseurs etc.
    La toxicité des solvants organiques est le revers de leurs propriétés remarquables pour le collage : ils dissolvent et permettent d’étaler la colle, ils sont volatils et permettent le séchage et la prise, mais ils sont aussi aisément inhalables et capables de dissoudre les graisses de l’organisme et d’agir sur la conduction des influx nerveux. Les conséquences néfastes des colles sur le système nerveux sont bien connues pour des usages non professionnels, à visée ébrieuse ou narcotique.
    Lors de l’inhalation des vapeurs de solvants, celles-ci pénètrent dans les poumons et passent directement dans le sang, puis dans le cœur et le cerveau.
    Si les vapeurs de solvants agissent principalement par inhalation, quelques solvants très fluides parviennent à traverser la peau en provoquant des irritations cutanées (éthers de glycol…) et certains solvants traversent le tissu lipo-cutané et, par voie sanguine, se diffusent dans le corps entier.

– La toxicité des résines
Les résines époxydes EP, polyacrylates PAA, polyméthacrylates PPMA, polyuréthanes PU, avant polymérisation ou en poussières libérées par des opérations d’usinage ou de ponçage peuvent être responsables de réactions d’irritation, de sensibilisation et d’allergie de la peau avec eczéma de contact touchant les doigts, les mains, les poignets et les avant-bras mais aussi le visage avec œdème des paupières par projection de particules. La dermatite de contact allergique aux résines apparaît suite à la sensibilisation progressive à ces produits de façon spécifique du fait de la multiplicité des contacts cutanés non protégés. L’eczéma de contact siège sur les faces dorsales et latérales des doigts et des mains, face interne des poignets. Les atteintes cutanées sont érythémateuses avec lésions prurigineuses, vésiculeuses suivies d’une phase de suintement, de formation de croûtes et de desquamation, et l’eczéma peut se surinfecter.
Des symptômes d’asthme à la colophane peuvent survenir suite à une sensibilisation respiratoire.

– La toxicité des durcisseurs
Les constituants volatils des durcisseurs sont susceptibles de provoquer des actions d’irritation ou de sensibilisation des voies respiratoires. Les polyisocyanates sont allergisants en cas de contact cutané ou d’inhalation, et risquent de provoquer des de l’asthme et de l’eczéma, des pneumopathies d’hypersensibilité, des blépharo-conjonctivites.
Les amines aromatiques possèdent des cycles de type benzénique ayant un caractère cancérogène (cancers de la vessie). Les amines aromatiques sont essentiellement absorbées par voie percutanée, par inhalation de poussières.
Les catalyseurs acides sont responsables de brûlures cutanées.

– La toxicité des solvants organiques
Les solvants organiques affectent des organes cibles divers : irritations de la peau, des yeux (acétone, hexane, toluène …) et de la gorge, lésions des organes respiratoires (toluène, xylène, …), troubles cardiaques (trichloréthylène), et presque tous les solvants organiques provoquent des troubles digestifs (nausées, gastrites avec le tétrahydrofurane THF…), du système nerveux, des maux de tête, des vertiges. Par leur action liposoluble, tous les solvants peuvent provoquer une dessiccation cutanée avec risque de dermatites pour des contacts avec la peau répétés et prolongés.
La toxicité sur le système nerveux central peut prendre la forme d’une narcose brutale et intense pour une forte exposition.
Des neuropathies périphériques, troubles sensitivo-moteurs des extrémités, sont provoqués par l’éthanol, le tétrahydrofurane (THF).
Les effets reprotoxiques causés par les solvants peuvent produire ou augmenter la fréquence d’effets non héréditaires dans la progéniture (embryotoxiques ou fœtotoxiques), ou porter atteinte aux fonctions ou capacités reproductives…. Par exemple, l’exposition aux solvants (trichloréthylène, …) qui passent à travers la barrière placentaire, est spécialement dangereuse chez la femme enceinte car ils peuvent aussi entraîner des malformations congénitales ou perturber la grossesse et le développement du fœtus (risque tératogène et d’intoxication fœtale) en franchissant la barrière placentaire. Par ailleurs, certains éthers de glycol présentent un danger pour la fertilité. Parmi la multitude de solvants organiques utilisés dans les colles, on note par exemple les effets nocifs suivants :
Les solvants aromatiques (toluène, xylène, etc.) sont potentiellement plus dangereux pour la santé que les composés aliphatiques (white-spirit, heptane …). Les solvants aromatiques peuvent provoquer des troubles neurologiques (céphalées, vertiges, agitation, irritabilité, somnolence, convulsions), des affections gastro-intestinales accompagnées de vomissements à répétition, des anémies dues à la toxicité pour les cellules sanguines et la moelle osseuse (benzolisme). Pour le toluène, il y a un risque de surdité accru avec simultanément exposition concomitante à des niveaux de bruits élevés (ototoxicité).
Les solvants aliphatiques ont une toxicité généralement modérée, avec des effets communs à de nombreux autres solvants : leur inhalation répétée ou prolongée conduit à des manifestations telles que maux de tête, vertiges. A fortes concentrations, ils entraînent aussi des troubles du système nerveux et du système digestif. L’hexane, que l’on trouve dans certaines colles, a une neurotoxicité plus affirmée (polynévrites).
Les solvants chlorés, par leur forte liposolubilité, agissent sur le système nerveux et sont également cardiotoxiques. Le trichloréthylène est un cancérogène probable et a une toxicité sur le système nerveux central et le cœur, modification du rythme, fibrillations ventriculaires, manifestations coronariennes ainsi que le trichloroéthane.

– La toxicité du formol
L’aldéhyde formique ou formaldéhyde ou méthanal, plus communément appelé « formol », intervient dans la composition de colles très largement utilisées pour la fabrication de panneaux à base de bois, d’éléments de charpente, de menuiseries et de meubles (colles urée-formol, mélamine-formol, résorcinol-formol, phénol-formol). Ses effets toxiques s’exercent par voie aérienne et localement par exposition directe : irritations cutanées et eczémas, sévères irritations des muqueuses oculaires et des voies respiratoires, et asthme, cancer du naso-pharynx reconnu comme maladie professionnelle. Il peut également avoir des conséquences neurologiques qui se traduisent par une fatigue accrue, des angoisses, des migraines, des nausées ou des vertiges.

 

  • Les risques d’incendie et d’explosion liés aux colles
    Les risques d’incendie et d’explosion dépendent des caractéristiques physico-chimiques de chaque solvant utilisé : les solvants ayant un point d’éclair bien inférieur à la température ambiante, en présence d’une flamme nue, d’une étincelle ou d’une source de chaleur importante, s’enflamment instantanément et durablement. L’atmosphère explosible est rendue possible à des températures voisines de la température d’inflammation des solvants et peut rendre chaque usine, chaque atelier, chaque stock de colles solvantées dangereux, par suite de circonstances accidentelles : incident de fabrication ou de conditions de stockage provoquant fuites et déversements massifs, étincelles, arcs électriques venant de machines ou d’installations électriques défectueuse, …
  • Les risques physiques des colles

 – projection de colle dans les yeux (lors du débouchage des tubes ou pots, bidons, du maniement incontrôlé des pistolets pulvérisateurs ou de l’éclatement de buses bouchées et de récipients sous pression).
– collage des doigts, notamment avec des colles instantanées cyanoacrylates.

Source : http://www.officiel-prevention.com/

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